Envies IV

Toi là-bas qui manque à mon fragile équilibre
Qui se cache sous des marques attendrissantes
Laisses moi voyager sur tes courbes chéries
Goûter le plaisir suave de ta peau salée
Se délecter furieusement de ces heures perdues
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La cyber matriochka : 9 | etres |

Tu es le vers
Je suis la prose

Je suis la femme
Tu es l’homme

Tu es le jour
Je suis la nuit

Je suis le bonheur
Tu es le spleen

Tu es le noir
Je suis le blanc

Je suis la voix
Tu es le silence

Tu es la fuite
Je suis l’attente

Je suis l’orage
Tu es le soleil

Tu es la plume
Je suis l’ancre

Je suis la terre
Tu es la mer

Tu es la lumière
Je suis l’ombre

Je suis la lumière
Tu es l’ombre

Tu es mon lien
Je suis ton fil

Je suis l’italique
Tu es le gras

Tu es L’évidence
Je suis le doute

Tu es
Je suis
Je suis
Tu es

Tu jeux
Je tue
Jeux tuent
Tuent je

De nos contraires
Nous sommes
Les deux mains

De Nos complémentarités
Nous tissons
Nos lendemains

Je suis
Tu es
Tu es
Je suis

Nous sommes
En équilibre
Sur un fil
Fragile
et ténu
et Tenus
Dociles
Sur nos vies
Enlacés libres
Nous sommes

—————————————–

 

Innocence et violence tissées sur ce bout de vide

Insomnie… Maux coups de poings, mots dentelle… oscillation et scintillement… fragilité et bras ou doigt d’honneur…

Sur le fil entre le coucher et le lever, entre rire et pleurer, entre hurler et s’abandonner, entre vomir et fleurir, entre fuir et s’offrir, entre nier et croire, entre vivre et mourir… Il n’y a toujours qu’un fil. Le seul l’unique, celui d’Ariane.

solo, à deux, à trois, ou foultitude.
jeune ou vieux
mort ou vif
Rêves ou cauchemar
Fantôme ou présence

Quand les moitiés, parts sombres et lumineuses se rejoignent, se serrent la main, chantonnent quelques airs, se crachent à la gueule et retournent faire leur vie dans leurs cauchemars hurlants

Quand la raison ne suit plus, quand les mots joueurs sont absents, quand la simplicité se casse la gueule, parce que des tourments mouchettent le tableau virevoltant, que la violence me frôle et me nargue, quand elle se griffe, quand elle se pèle les peaux mortes

Quand la patience est épuisée, qu’elle ne supporte plus sa carcasse blessée, mutilée de ces naissances
Quand ceux qui ont besoin d’elles sont ses bourreaux et qu’elle trimballe son bout de chair à elle
Parce qu’elle sent encore l’odeur son sang, le froid des aiguilles, le temps des coutures, la lumière de ces néons
Quand elle a hurlé « j’veux pas crever » et que l’immense mer de solitude l’a emportée
Quand le tic tac de l’horloge hurlait plus fort encore que ses râles de louve agonisante
Une partie d’elle n’est plus… Et pourtant…

Quand les sourires tombent, que les talons claquent
Que les dents arrachent, que les oreilles sifflent,
que les reprochent s’abattent comme une pluie noire et pourrissante
Quand de petits yeux ont besoin d’elle et qu’elle n’a plus d’ailes
que l’épuisement lui a fait quitter toute envie de vivre
une partie d’elle n’a plus le choix… Et pourtant…

Allez, va dormir Maman, et laisse ta connasse arpenter les méandres de ce labyrinthe. D’ici, même les anges sont fatigués. D’ici, même les fils d’or sont élimés. D’ici, même et surtout ici, ton intimité ne veut rien dire.

Dentelle ou string, tout n’est qu’affaire de fils et de décor, changer de vie, changer de corps. Supporte ta carcasse et ferme ta gueule à défaut de fermer les yeux.

 
Mais comme tu l’imagines, elle n’est pas celle que tu imagines.

Vertiges, océan de solitude, et silence de mes sifflements.

3h50

Les miroirs souriants

Est-il déjà si tard ?
Mais mon amour qu’avons nous vécu ?
des petits bonheurs
des petits riens ?

Je te laisse là
comme un chien désespéré
comme un loup affamé
comme une âme dérivante.

Ton gouvernail s’est brisé
et ma peine s’est envolée.

A mes derniers souffles
je crache et je chie.

J’en lève les liens
de l’un sous tenu
et j’oublie
je scotomise.

Qui me parle ?
Tiens tu es là ?
Mais quelle heure est-il ?
Comme le temps passe !

Ton foc s’est gonflé
et mon jardin s’est embrumé.

A mes derniers souffles
je crache et je chie.

L’amour passion
L’amour prison
jamais toujours j’aimais
toujours j’aimerais toujours.

Tu blablates
et tu pleures
dans ce miroir
je vois l’oubli.

Ton mat s’est enfin dressé
et ma colline s’est inondée.

A mes derniers souffles
je crache et je chie.

Chante cette mélodie du désespoir
Panse les maux de nos alcôves
et bois la boisson enivrante
de ces nuits luxuriantes.

Je me suis perdue au fil des notes
La vie jouant des tours
Aux amants infidèles
à jamais pour toujours.

Le pétrel a repris sa route
L’hirondelle poursuit sa course.

A mes derniers souffles
je crache et je chie.

Poussières d’anges
mes larmes sont diamants
emporte les
et disparait.

Nos peines inconsolables
ne seront jamais que le cadeau
qu’elles nous offraient
ô temps que nous as-tu fait ?

Tu te poses déjà pour nicher
Mon ventre, fruit de nos pêchers.

A mes derniers souffles
je crache et je chie.

J’enrage de l’impuissance
de ces mots emportés
de l’amour inassouvi
devant tant de vies.

J’arrache ce bout de toi
En mon sein perdant foi
Je libère la passion
Achevée de raison.

La passion, cette autre forme du pouvoir
L’amour, cette autre forme du désespoir

A mes derniers souffles
je crache et je chie.

A mes derniers souffles

je crache et je chie….

A mes derniers souffles…

je cache…

et je crie !

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Ptite Fun a ouvert sa fiole d’eau de mer. Elle l’a choisi avec soin, et elle a voulu se rassurer. L’eau de mer, toujours, est salée et plus encore que ses larmes. Alors finalement, elle se dit que tout ira bien. Enfin puisqu’il faut y croire tant que l’on vit. Elle aimerait tellement juste lui dire qu’elle a peur aussi, terriblement. Qu’elle est là, et qu’elle est capable de l’accueillir lui, en entier, sans coupe franche, avec tout ce qui le retient, ou qu’il donne, avec ce qu’il protège ou ce qu’il joue. Elle aimerait tellement être digne de sa confiance, et lui dire, que le temps leur appartient. Rien ne presse, sauf la vie. Ptite Fun accepte son évidence, et patiente ses retenues, ses silences. Elle aime aussi ses épines noires qui l’écorche et panserait ses blessures, ses faiblesses.
Mais… pour voir l’envolée de papillons, encore faut-il ouvrir les mains et lever les yeux. Redevenir enfant, et faire la paix. Respirer et s’émouvoir de ce que l’on a à portée de main, fait de passés, de cicatrices, d’histoires et de paradoxes.
Ptite fun, elle aimerait qu’il sache qu’il ne tient qu’à lui qu’elle devienne son refuge dans lequel, lui aussi aurait le droit de pleurer, de crier, de livrer ou de cacher, se cacher. D’aimer. Déjà. Aussi. C’est lui, fin de la route en deuil ou rose poudré.

Ptite Fun, des fois elle rit, et des fois, elle pleure. Mais toujours elle est vivante, et toujours elle rebondit. Elle est comme ça. Sourires.

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http://youtu.be/e20UedS7oIA

http://youtu.be/OV0h98LJWZs