Les miroirs souriants

Est-il déjà si tard ?
Mais mon amour qu’avons nous vécu ?
des petits bonheurs
des petits riens ?

Je te laisse là
comme un chien désespéré
comme un loup affamé
comme une âme dérivante.

Ton gouvernail s’est brisé
et ma peine s’est envolée.

A mes derniers souffles
je crache et je chie.

J’en lève les liens
de l’un sous tenu
et j’oublie
je scotomise.

Qui me parle ?
Tiens tu es là ?
Mais quelle heure est-il ?
Comme le temps passe !

Ton foc s’est gonflé
et mon jardin s’est embrumé.

A mes derniers souffles
je crache et je chie.

L’amour passion
L’amour prison
jamais toujours j’aimais
toujours j’aimerais toujours.

Tu blablates
et tu pleures
dans ce miroir
je vois l’oubli.

Ton mat s’est enfin dressé
et ma colline s’est inondée.

A mes derniers souffles
je crache et je chie.

Chante cette mélodie du désespoir
Panse les maux de nos alcôves
et bois la boisson enivrante
de ces nuits luxuriantes.

Je me suis perdue au fil des notes
La vie jouant des tours
Aux amants infidèles
à jamais pour toujours.

Le pétrel a repris sa route
L’hirondelle poursuit sa course.

A mes derniers souffles
je crache et je chie.

Poussières d’anges
mes larmes sont diamants
emporte les
et disparait.

Nos peines inconsolables
ne seront jamais que le cadeau
qu’elles nous offraient
ô temps que nous as-tu fait ?

Tu te poses déjà pour nicher
Mon ventre, fruit de nos pêchers.

A mes derniers souffles
je crache et je chie.

J’enrage de l’impuissance
de ces mots emportés
de l’amour inassouvi
devant tant de vies.

J’arrache ce bout de toi
En mon sein perdant foi
Je libère la passion
Achevée de raison.

La passion, cette autre forme du pouvoir
L’amour, cette autre forme du désespoir

A mes derniers souffles
je crache et je chie.

A mes derniers souffles

je crache et je chie….

A mes derniers souffles…

je cache…

et je crie !

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Ptite Fun a ouvert sa fiole d’eau de mer. Elle l’a choisi avec soin, et elle a voulu se rassurer. L’eau de mer, toujours, est salée et plus encore que ses larmes. Alors finalement, elle se dit que tout ira bien. Enfin puisqu’il faut y croire tant que l’on vit. Elle aimerait tellement juste lui dire qu’elle a peur aussi, terriblement. Qu’elle est là, et qu’elle est capable de l’accueillir lui, en entier, sans coupe franche, avec tout ce qui le retient, ou qu’il donne, avec ce qu’il protège ou ce qu’il joue. Elle aimerait tellement être digne de sa confiance, et lui dire, que le temps leur appartient. Rien ne presse, sauf la vie. Ptite Fun accepte son évidence, et patiente ses retenues, ses silences. Elle aime aussi ses épines noires qui l’écorche et panserait ses blessures, ses faiblesses.
Mais… pour voir l’envolée de papillons, encore faut-il ouvrir les mains et lever les yeux. Redevenir enfant, et faire la paix. Respirer et s’émouvoir de ce que l’on a à portée de main, fait de passés, de cicatrices, d’histoires et de paradoxes.
Ptite fun, elle aimerait qu’il sache qu’il ne tient qu’à lui qu’elle devienne son refuge dans lequel, lui aussi aurait le droit de pleurer, de crier, de livrer ou de cacher, se cacher. D’aimer. Déjà. Aussi. C’est lui, fin de la route en deuil ou rose poudré.

Ptite Fun, des fois elle rit, et des fois, elle pleure. Mais toujours elle est vivante, et toujours elle rebondit. Elle est comme ça. Sourires.

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http://youtu.be/e20UedS7oIA

http://youtu.be/OV0h98LJWZs

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