Never ending vs never starts

Trop de choses à dire, les idées qui s’organisent mal, la pensée qui va trop vite.

Aux origines était un texte. Un texte que personne n’aurait dû reconnaître ici. Personne ou presque. Le presque n’étant pas le néant, il a fallut que ça me tombe dessus. Enfin, je l’ai cru, à cause de ces 4 lettres : Lili. Mince, zut, flûte ! Lili… attends, Lili, je cherche… lili, lili… j’ai bien une idée mais comment serait-ce possible ?!!! (et pourtant j’ai appris à mes dépens qu’ici, TOUT est possible).
Alors ça, si c’est pas pour me faire comprendre que c’est pour me dire je t’ai reconnu et toi tu m’as reconnu !!! Bond de ma chaise, suée. Oh my God ! Panique à bord.

Mais ok, qu’à cela ne tienne. Je suis joueuse, j’ai des choses à dire, et j’aime le faire ici. En plus, le doute est permis. Tout est permis ici. Alors je continue. J’écris. Parce que c’est encore une chose que l’on m’autorise à faire. Je raconte ce que je ressens, et franchement, je ne triche pas. Je pense tous les mots que j’ai écrit, encore maintenant et pour longtemps.

Et là, la folie, le tourbillon. Des mots, des mots, des mots, à s’enivrer. Toujours cette question, mais comment est-ce possible ?!! Est-ce une farce ? de très mauvais goût ou celui auquel elle pense ?!!

Et le doute s’est installé. Malgré des perches, des bouées, des mots, des images, des musiques, des échanges. Bref. Et si ce n’était pas lui ? Et si ces 4 lettres, n’était que le fruit d’un dément en plein délire extra lucide ? Ca paraît totalement fou, mais après tout… je n’ai pas reçu de message clair, limpide.

Des échanges oui, des folies à m’en gaver de joie et d’espoir, avec une certitude toute folle et dénuée de logique, que ces clins d’oeil m’étaient destinés, et qu’ils ne parlaient à personne d’autres. Sauf que… peut-être que si en fait. Parce que le problème de l’écrit comme de l’oral, c’est que tout ce qui n’est pas formulé clairement, n’existe pas. Les sous-entendus, ces zones d’ombres importantes sclérosent du coup l’ensemble de l’histoire, et quand en plus elle est jolie, et qu’elle ressemble à un conte de fées… Il faut se battre pour ne pas l’abîmer, je crois. Oui les princesses type blanche neige aime les nains. Faut vraiment être un mec pour ne pas savoir ça ! Oui les contes de fées, c’est pour les Ptites gamines insolentes et capricieuses. ET ALORS ??? Tout ça n’a pas d’importance, dirait Morla ! Ce qui est important c’est ce qu’ils sont l’un pour l’autre, et ce qu’ils s’évertuent à faire l’un pour l’autre. Une surprise, une présence, des rires. Oui !

Mais le problème systématique de toute relation, c’est aussi comprendre et se faire comprendre. Quelque soit l’étape de cette relation.
Moi, Ptite Fun, et parce que j’ai besoin de rêver, que la vie me blesse, encore chaque jour, et plus encore en ce moment, et que je ne peux pas d’avantage avec ce qui devrait m’apaiser… Moi, Ptite Fun, dans ce cas, je ne vois plus que deux choix. Peut-être en existe-t-il d’autres ? Mais je mise sur la simplicité, des sentiments, des mots, des actes, ou se cacher pour se soigner.

Je n’ai pas envie de cette cachette, je n’ai pas envie d’être blessée, surtout pour quelque chose auquel je crois, et ce que j’aime fort, incroyablement, et en dépit de toute logique, toute raison.
Mais je n’arrive pas à jouer plus à ce jeu, car ce dont j’ai besoin, ce n’est pas d’amusement, ça Ptite Fun le trouve ailleurs, autrement, mais elle a besoin de sa force. Celle qu’il a trouvé, qui lui est propre et que je lis, aussi en le regardant. J’ai besoin de son courage, parce qu’il l’est, plus que quiconque qui me lira ici, et je le sais. J’ai besoin de son épaule, parce que mes larmes n’arrivent pas à se tarir, j’ai besoin de lui, parce que c’est lui, et parce que je crois que l’on mérite un peu de bonheur, un bout à nous, pour nous.

Il ne reste pas beaucoup de temps, parce que Ptite Fun, n’a plus trop de force. Elle a l’espoir et la patience, mais elle a mal aussi, elle a besoin de son nain, et c’est comme ça. Elle s’excuse, mais elle est libre, et elle a choisit.

Alors si l’auteur de ces 4 lettres me lit, et se reconnaît par quelques mots glissés en toute intimité de coeur de blanche neige, si cet auteur est vraiment celui auquel elle pense, son nain, qu’il sâche qu’il lui suffirait juste de LA SERRER FORT CONTRE LUI, UNE FOIS, une seule fois après l’avoir invitée, et dans pas si longtemps, quelques heures peut-être même, pour l’empêcher d’aller se cacher. Et tout le reste ne sera que temps pour apprendre. Temps pour apprendre, pour vivre, écrire, communiquer et tout le reste. Et même pour se cacher, si c’est ce qu’ils préfèrent.

Mais qu’il ne se cache pas d’elle, parce que ça tue son espoir, ça la tue.

Le doute et le néant, auront au moins perdu cette bataille. Et la mélancolie pourra aller se faire foutre.

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http://youtu.be/6dkASYzYuro

http://www.deezer.com/track/60877656
et celle-là, pour ce qu’elle me parle à mon coeur de blanche neige, mélange de culture, d’émotions, de mots, de souvenirs… ours.
http://www.youtube.com/watch?v=fHivZ9QYR8c
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Mayday

Alerte ! Funambule en détresse
Boussoles affolées
Messages radio brouillés
Apercevons le sol effroyablement
Avons besoin de toute urgence de la lumière

Ptite Fun, elle est un peu grecque sur les bords, et un peu bête aussi. Ne m’imposez pas le sophisme par pitié !

On lui tend une boîte, ben elle l’ouvre. Ben ouais. Pourtant elle connaît ses classiques, tout ca mais non, elle est juste « curieuse », et elle l’ouvre. Oui mais voilà… Elle connaît ses classiques, et en théorie, ça va ça gère. Les concepts, les idées, les histoires ca galère pas trop. Elle a un cerveau tout de même, Cerise* ! Mais dans la réalité, la vraie vie, enfin je veux dire, la vraie vie virtuelle de Ptite Fun, ça gère plus du tout. Je vais meme te dire, ca vient de se prendre une grosse claque.

Ptite Fun, elle a fait une connerie, tsé. Elle a tiré des fils… Parce qu’en fil, elle s’y connaît. Elle se croyait balèze et stable, les pieds bien posés sur son fil, le tout en équilibre et avançait gentiment un pas après l’autre.

Et en fait… Écoute. Dans cette boîte, elle est passée par toutes les couleurs, a vu des contrées d’ombres, des nuances posées, rimées, criées. Elle a vu des temps, des sons, des retenues, des images, des mers, des cieux, des noms, des genres, des envies et des folies, des échanges et des marées de solitude, des déclarations et meme l’extase…

Et elle a vu surtout de la peine. Un chagrin immense. Une douleur à fleur de peau de mots. Et elle s’est sentie voyeuse, malsaine, intrusive. On l’a invité certes, mais… Mais sa lumière à elle… celle qui illumine ses pensées, ses abandons dans le rêve, mon dieu, mais comment est-ce possible ? Quelle souffrance ! Et elle l’a ressenti jusqu’à lui en donner la nausée, jusqu’à la faire haleter. Elle aimerait lui arracher, et lui prendre pour qu’il ne souffre plus, qu’il s’endorme serein et apaisé. Mais tout ça, ça appartient aux étoiles, aux cieux, aux merveilleux, à l’amour et à l’éternel… et mon dieu qu’elle ne veux pas être dans la salle des ventes** !

Elle a refermé la boîte à toute vitesse, mais c’était trop tard, ou presque…

Et c’est là que Ptite Fun, a eu le vertige et a glissé. Elle est tombée. Oui, elle est tombée. Il a suffit de pas grand chose, tu vois. Mais bêtement, tout s’est mis à tourner vite, fort, elle entendait des voix, des rires, des mélodies, et a pris conscience de sa grave erreur. Elle n’aurait jamais dû être si curieuse.

Elle s’est mise à suffoquer, elle a perdu connaissance et elle est tombée. Tu vois ce n’est rien. Mais, perdue, elle a besoin d’une main, là, ou ailleurs, pour la retenir, pour l’empêcher de se blesser, pour ne pas que le doute s’invite sur son fil, quand vraiment, il ne serait pas le bienvenu. Une seule question, une seule réponse…

Ptite Fun ne veut pas le violer. Juste elle l’aime fort son ptit. Lui et toutes ses matriochkas. Elle jure d’avoir refermé la boite, vite vite vite, pas pour ce qu’elle contient, même si… mais parce qu’elle ne veut pas connaître la date de fin***…

Mais cette boule à facettes est-elle bien celle de son M. funambule à elle, celui de son coeur, de ses silences et de ses nuits, celui qui veille à elle sur l’eau ou dans les caves ? Alors Ptite Fun, elle le supplie, de lui envoyer un petit rayon de lumière sur son fil, là : … !
Et l’implore de ne pas lui lâcher la main.

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J’invite à revoir « Le regard d’Ulysse »…
et en attendant à réécouter le thème :
http://youtu.be/vaSyaOuKFvo

* réf. à une chanson de Barcella, Cerise

** https://youtu.be/K11bfsf_C8g

*** http://fr.wikipedia.org/wiki/Pandore